Ville d'Histoire

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Nos investissements n’ont pas livré de renseignement précis sur l’étymologie de Sinnamary ni sur l’origine du bourg. Pourtant la devise adoptée par la paroisse de Sinnamary est Nihil Sine Maria signifiant rien sans Marie. Des vestiges archéologiques découverts dans le cadre du sauvetage programmé de petit-saut ont fourni de nombreuses informations sur le passé de cette commune et attestent surtout de la présence d’amérindiens avant l’arrivée des premiers colons.

Carte postale d'une vue aérienne de SinnamarySinnamary est le lieu de la première tentative de colonisation en Guyane. Les mémoires des déportés politiques de 1795 décrivent une faible population blanche rescapée de l’expédition de Kourou, expédition de Choiseul visant à l’installation de colons dans cette commune de la Guyane en 1770.

Après la seconde abolition de l’esclavage, le 10 juin 1848, l’histoire de la commune va connaître un autre temps fort, celui de la découverte d’importants gisements aurifères dans le bassin du fleuve de Sinnamary. Une population massive en provenances des Antilles françaises, de la Guyane et d’autre pays part pour la ruée vers l’or.

Le 10 février 1930, cinq cent prisonniers indochinois sont expédiés en Guyane pour développer le territoire de l’Inini. Trois établissements pénitentiaires spéciaux vont les accueillir. Celui de saut Tigre accueillera deux cent.

Les bagnards ou « popote » effrayaient surtout les enfants. Par crainte ou par bienveillance, certains adultes ne quittaient jamais la petite case pour l’abattis sans laisser un coui rempli de couac, du poisson salé ou autre vivres posé sur une table à l’extérieur au cas où certains évadés, affamés ou épuisés, viendraient à passer par là.

La commune était réputée pour l’élevage des bêtes à cornes ; d’ailleurs la devise nous rappelle : Dieu nous donne bœufs, faisons lui cornes. Malmanoury, Renner et paracou constituaient des hameaux qui disparurent lors de l’installation du CSG, la population fut expropriée.

Avec le barrage de petit-Saut, le fleuve de Sinnamary, et ses noms évocateurs ; Saut Tigre, Adieu Vat, Dieu merci, Saut bouilli dombré, Saut Patate folle, saut Impossible… est vecteur d’un développement économique profitable à la commune et à l’ensemble de la Guyane.

Cette seconde édition est une compilation de texte divers sur l’histoire, les réalisations et les projets de la commune. Une place a été faite à la tradition orale. Les récits de vie témoignet d’une époque où nos aïeux n’ont pas eu la « facilité », ni ceux qui ont foulé notre sol malgré eux. « Tan lontan », où les habitants vivaient au « chal moun rot bo » (pour désigné ceux de corossony) marchaient à pied et pied nus. La vie des enfants était rythmée par l’école, le travail à l’abattis pour prêter main forte aux parents. Beaucoup de choses ont évolué depuis, aujourd’hui les conditions de vie se sont nettement améliorées.

Sinnamary hier, aujourd’hui et demain est une importante page d’histoire de la Guyane que nos enfants et nos petits enfants doivent connaître.

événements

A Sinnamary :

Visite des pripri de Yiyi le 20 octobre.

Ramdilo 5ème édition.

Foire aux poissons

Fête communale de Sinnamary

Ville Internet 2011 : 3@

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